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L'histoire du 300th ECB

Au cœur de la Seconde Guerre mondiale, alors que les combats faisaient rage en Europe, les bataillons du génie américain avançaient dans l’ombre des armées. Leur mission : ouvrir la route vers la liberté en bâtissant, réparant et franchissant les obstacles laissés par la guerre. Découvrez ci-dessous le périple du 300th ECB à travers une Europe dévastée par le conflit.

Pont Bailey

Camp White

 

Les hommes du 300th ont servi leur pays avec courage et valeur pendant la campagne européenne de la seconde guerre mondiale. Leur engagement ainsi que celui de bien d’autres bataillons semblables ont largement contribué à la victoire alliée.

 

La mission principale du génie de combat est de fournir un appui aux divisions d’infanterie et blindées tant en attaque (nettoyer les champs de mines et les obstacles, construire des routes, des ponts ou des stations d’épuration, supporter les troupes blindées en tant qu’infanterie) qu’en défense (placement de champs de mine, destruction de ponts et routes, création d’obstacles destinés à ralentir l’ennemi).

Ces unités regroupent également des médics, des cuisiniers, des spécialistes en communication, des cartographes, des experts en reconnaissance, des chauffeurs, des mécaniciens.

 

A côté du génie de combat, il y avait un grand nombre de bataillons très spécialisés. Au total, plus de 600 unités de génie de la taille d’un bataillon ont été activées pendant la seconde guerre mondiale.

 

Commes tous les autres bataillon de génie, le 300th se compose de +- 625 hommes répartis en 4 compagnies (HQ, A, B et C). Les compagnies A, B et C sont chacune divisées en 3 pelotons de +- 44 hommes

 

Les hommes du 300th sont pour la plupart originaires du Texas, Arkansas, Louisianne et Oklahoma.

 

Le 300th Engineer Combat Battalion a été activé le 1er mars 1943 au Camp white, Oregon.

Assigné au IV corps commandé par le Lieutenant Général Alexander PATCH, le bataillon est placé sous les ordres du Major Riel S. Randall.

 

Trois unités principales étaient regroupées au camp White : la 91ème division d’infanterie, le 300ème bataillon de génie de combat et son jumeau, le 299ème bataillon de génie de combat.

 

L’entrainement était rigoureux et varié incluant drill, fitness, courses d’obstacles, courses de fonds, maniement des armes, maintenance et usage des fusils, assaut à la bayonette, utilisation du bazooka, construction et destruction de ponts mais aussi, lecture de cartes, reconnaissance, patrouilles, utilisation de radios, identification de chars et d’avions, premiers soins, infiltration et cours sur l’improvisation avec ce qui est disponible sur le terrain d’action.

Les hommes ont vite compris qu’ils devraient tenir un fusil dans une main et une pelle dans l’autre.

 

L’Angleterre

 

Chaque soldat arrivé en Angleterre en 1943 reçu le message suivant :

A chaque soldat américain qui a laissé son foyer derrière lui pour rejoindre la grande force qui se forme sur cette ile, j’envoie un message de bienvenue. Où que vous alliez dans notre pays, vous serez entre amis. Nos combattants vous considèrent comme des camarades et des frères d’armes. Bienvenue à vous pendant que vous êtes avec nous : et le moment venu, nous irons tous ensemble de l’avant pour porter la bonne cause à la victoire finale.

Winston Churchill

 

Le 20 novembre 1943, le départ de Camp White fut ordonné avec pour destination Camp Shanks, New York. C’est ainsi que les hommes du 300 eurent confirmation qu’ils se dirigeaient vers l’Europe et pas le Pacific Sud.

Le voyage en train est long et fastidieux. Sous la menace de court-martial, les soldats voyagent toutes tentures fermées la plupart du temps. Lors des arrêts dans les grandes villes, les hommes peuvent descendre mais tout contact avec les civils est interdit à l’exception de la courtoisie élémentaire : bonjour, merci, au revoir. Les autorités pensent que des espions allemands opèrent aux Etats-Unis à la recherche de toute information.

Après avoir traversé l’Orégon, Washington, l’Idaho, le Montana, les 2 Dakota et l’Iowa jusque Chicago, le train prend la direction du Canada où, via Detroit puis suivant l’Hudson River, il atteint Camp Shanks où le 300 restera plus d’une semaine avant l’embarquement.

Celui-ci a lieu le 3 décembre au port de New-York, Pier 92. Les hommes apprirent plus tard qu’ils sont à bord du Queen Mary qui emportent 11,097 GI et un équipage britannique de 1,087 hommes.

Hitler a promis une prime d’un million de Reichsmark au commandant du U-boat qui coulerait le Queen Mary, heureusement, cette prime ne fut jamais versée !

 

La traversée de 3,540 miles dure 5 jours et 11 heures à une vitesse moyenne de 27 nœuds. Vu la vitesse du Queen Mary, celui-ci n’est pas escorté et suis une route en zig-zag avec un changement de direction tous les 7 miles.

 

Pendant la traversée, un toss fut réalisé entre le Major John Burfening, commandant le 197th Engineer et le Major Riel Crandall, commandant le 300th Engineer pour déterminer qui prendrait en charge la police militaire et les cuisines pendant la traversée. Randall gagna est choisi la police militaire ce qui, selon ses hommes, fut la meilleure décision qu’il prit pour le 300 !

 

Le transatlantique arrive le 9 décembre vers 22h00 à Gourock, Ecosse. Les hommes du 300 embarquent alors dans un train qui va les conduire à Reading, Angleterre qu’ils atteignent le lendemain matin puis dans des camions qui les amèneront à Devizes, une ville située à l’ouest de Londres. Nous sommes le 12 décembre.

 

Le 13 décembre, le 300th est assigné à la Première Armée du Lieutenant-Général Omar Bradley et attaché au 1110th Engineer Combat Group. Ce Group est spécialisé dans le montage de ponts Treadway et Bailey et l’installation ou la destruction de ponts de tous types dans toutes les conditions météorologiques et ceci aussi bien de jour que de nuit. Il est aussi formé pour la construction et la mainteance de routes ainsi que pour le minage ou déminage de celles-ci.

 

Leur entraienment les a conduit dans différentes villes de l’Angleterre : construction d’un camp à Bristol, d’un dépôt de carburant à Westbury ou d’une gare à Haydens Park.

 

En mai 1944, les hommes et l’équipement du 300 sont répartis en trois échelons. Chaque échelon est composé d’hommes des quatre compagnies (A, B, C et HQ) dans l’éventualité où un LST serait perdu.

Commence alors l’attente de la traversée et de l’inévitable invasion de l’Europe occupée.

C’est à cette période qu’une conversation eu lieu entre le Major Randall et le Colonel Daniel Spengler, commandant du 1110 Engr Combat Group. Spengler dit à Crandall : « il y a deux façons d’amener vos hommes à faire un travail. L’un est de les diriger, l’autre est de les conduire. Vous ne dirigez sûrement pas vos hommes et vous faites un mauvais travail de les conduire ». Quelques jours plus tard, Crandall a été remplacé par le Major John Tucker, protégé du Colonel.

 

Arrivée en Normandie

 

L’opération Overlord, supervisée par le Général Dwight D. Einsenhower, rassemble 42 divisions alliées : 20 américaines, 17 britanniques, 3 canadiennes, une polonaise et une française. Au total, 2,876,500 hommes prêts à embarquer dans plus de 6,000 navires. Ces troupes étaient appuyées par 5,049 chasseurs, 3,467 bombardiers lourds, 698 avions de combat, 2,316 avions de transport et 2,591 planeurs.

 

Le jour J étant fixé au 4 juin, l’embarquement du 300th sur les LST commence le 2 juin. Tout le matériel de construction, de démolition et de support a été chargé sur les véhicules qui embarquent aux côtés des hommes à savoir : jeeps, GMC, command car, Dodge, GMC citerne à eau, bulldozer, Sherman et camions de dépannage.

Le 4 juin, c’est avec un sentiment partagé que le 300th apprend qu’il est remplacé par son bataillon jumeau le 299th fraichement arrivé de Floride. Si le 300th excelle dans la construction de pont, le 299th est spécialisé dans l’explosif et c’est précisément de cela que les premières vagues sur Omaha auront besoin.

De plus, l’information est parvenue que les zones arrières d’Utah Beach sont inondées, le 300th sera dès lors plus utile sur ce terrain.

 

Ce n’est que le 15 juin à midi que le premier échelon arrive à Weymouth et embarque sur le LST 87 qui quittera Portland Harbor à 21h30 sous le couvert de la nuit.

Le 16 juin à 10h00, la côte française est en vue, le LST est au large de Carentan où il restera ancré jusqu’au lendemain 1h45, heure à laquelle le débarquement commence sur Victor (Utah Beach). Ce moment coïncide avec le départ du second échelon de sa zone de bivouac en Grande Bretagne.

 

18 juin, les 195 hommes du 2ème échelon embarquent à bord du LST 523 qui appareille à +- 00h00 de Portsmouth pour sa 3ème rotation. Le 19 juin, à midi, le LST jette l’ancre à +- 1 mile d’Utah Beach attendant, selon les versions, soit la marée qui permettra d’atteindre la plage soit une accalmie dans la tempête qui sévit. Vers 13h00, le navire progresse vers la plage quand une terrible explosion survient au niveau du centre de la coque. Le LST 523 vient de heurter une mine immergée qui le brise en deux entrainant la mort de 92 (peut-être 94) soldats du 2ème échelon du 300th.

 

Le 3ème échelon arrive sans encombre à Utah Beach le 30 juin à 11h00 et rejoint le campement du 300th à Picauville

 

Une despremières tâches assignée au 300th fut de poser un cordon de mines entre les positions de la 101ème Airborne et la 6ème division parachutiste allemande défendant Carentan. Le caporal Pilkington fut tué en plaçant une mine anti-char qui lui explosa à la figure le projettant en l’air et lui arrachant les jambes (erreur de manipulation ou tir ennemi qui tomba sur la mine, les versions varient).

Ironie de l’histoire, 2 jours plus tard, le 238th bataillon de génie a été chargé de retirer les 12,000 mines posées !

 

Dès le 20 juin, les hommes du Major Tucker ont la charge importante de réparer les points de communication pour avancer en direction de Carentan et au-delà. Pour cette mission, ils vont installer deux ponts fixes de type Bailey. Le premier est situé à l’extrémité du canal portuaire à proximité de l’écluse (toujours visible aujourd’hui) et le second sur la Taute pour relier Carentan et Saint-Hilaire-Petitville. Plusieurs dizaines de membres du 300th suivent les ordres du Major Tucker sous un feu incessant de l’ennemi qui retarde considérablement les travaux. La précision des tirs allemands laisse penser qu’un sniper embusqué les renseigne sur la direction mais également l’avancement des travaux. A chaque fin de journée, une nouvelle salve est tirée endommageant la progression du jour. Le 27 juin, alors qu’il motive ses hommes, le major Tucker s’effondre mortellement touché par un éclat d’obus. Une dizaine d’autres soldats seront blessés ce jour-là. Le Major est enterré au cimetière de Coleville (H-27-19)

 

La campagne de Normandie

 

A mesure que les troupes US prennent le contrôle de la Normandie en juillet et août, les unités de génie furent largement mises à contribution maintenant les principales routes de communications ouvertes. Neutralisation des mines, réparation des routes, réparation de passages à niveau, évacuation des décombres, exploitation de carrières et transport de matériel sans oublier bien sûr la construction de ponts et de nouvelles voiries.

 

Le 300th fut engagé dans la bataille pour La Haye-Du-Puits. L’attaque fut menée par 3 divisions épaulées chacune par un bataillon de génie : au centre, la 82ème Airborne avec le 148th Eng Bat, à l’est, la 90ème DI avec le 207th Eng Bat et à l’ouest, la 79ème division supportée par le 300th.

Les unités de génie mènent l’attaque, nettoyant les routes des mines.

Le 300th dut faire face à un feu puissant et à des junités allemandes de divisions SS. Les mines et booby traps n’ont laissé que peu de répis aux hommes.

 

Le 8 juillet, le Colonel Spengler (alors commandant ad interim du batailllon suite à la mort du Major Tucker) mena une patrouille vers la ville de Carentan pour vérifier l’absence d’ennemis et démarrer les travaux. Il fut tué par un tir de mitrailleuse. Le battaillon a ainsi perdu ses 2 commandants en 15 jours. La tâche fut alors confiée au Major Riel S. Crandall qui occupait ce poste jusqu’en mai 1944.

 

Le 9 juillet, le bataillon fut affecté au 1105th Engineer Combat Group et suivit l’avance de la Première Armée vers St-Lo où tous les ponts ont été détruits par les Allemands qui se sont retranchés dans ce nœud routier vital pour leurs mouvements. La bataille fut féroce et les Allemands défendirent chaque pied de terrain jusqu’au 18 juillet où les Américains prirent enfin le contrôle de la ville en ruine.

 

Au mois d’août, le 300th perdit plusieurs hommes suite aux bombardements mal dirigés de l’aviation alliée qui firent au total plusieurs centaines de morts dans les rangs alliés.

 

Le 6 août, le battaillon continue sa progression depuis Saint-Lo vers le sud réalisant encore plusieurs tâches puis bifurquent brusquement en direction de Paris à raison de +- 40 à 50 miles par jour. Il n’est pas tout à fait certain que le bataillon entier a traversé Paris car la finalité de la progression était La Capelle à la frontière belge atteinte le 5 septembre. Chemin faisant, ils nettoient des routes, déménagent un dépôt de matériel de Paris vers La Capelle, exploite une gravière, …

A La Capelle, le 300th construit un camp pour les prisonniers de guerre pouvant accueillir 8,000 détenus.

Le groupe est mis à contribution : Transport de carburant, coupe d’arbres pour la contruction de ponts, transport de matériel de génie de la zone arrière vers une localisation plus proche du front à Modave, Amay et jusque la frontière allemande

 

La Belgique

 

Le 15 septembre, le QG du bataillon fait mouvement vers la région de Liège. Le quartier général est établi à Modave dans le château du même nom. La troupe est répartie dans la région, notamment au château de Vyle-Tharoule.

 

Une des tâches principales assignées au 300th était d’exploiter des scieries près de Liège (Pont de Bonne, Failon, Flémalle parmi tant d’autres). Les soldats coupaient les arbres avec des scies à 2 hommes, les ébranchaient et les transportaient jusqu’aux 20 scieries en exploitation produisant 12,000m de planches par jour.

 

Entre septembre et décembre, le 300th continua à supporter l’avance de la Première Armée dont le but était d’exploiter le couloir d’Aachen pour encercler les allemands avec les troupes arrivées de Hollande.

Début octobre, le 3ème peloton de la compagnie C a été envoyé à Nimègue pour garder le pont sur la Waal durant l’opération Market-Garden. Le reste du 300th quitta Modave et se déplaça dans toutes les directions supportant l’avance alliée dans les pires conditions dues à de fortes pluies persistantes. Chaque véhicule pris dans la boue devait sytématiquement être tracté. La région de Modave fut surnommée par les hommes du 300th Mud Hill.

En novembre, le bataillon répare un immeuble à Aachen pour le transformer en hopital. Les travaux sont entamés le 11 novembre, l’hopital sera fonctionnel le 1er décembre

 

La bataille des Ardennes

 

En décembre, un hiver particulièrement rigoureux démarre, les hommes du 300th, originaires de régions au climat plus clément, n’ont jamais connu des conditions aussi sévères qui affectent leur travail.

 

Le 19 décembre, le bataillon est attaché au 1111 Engineer Combat Group et reçoit comme mission d’installer des barrages sur les ponts de la Lesse entre Rochefort et la Meuse. Ceux-ci doivent être détruits en cas d’approche de l’ennemi. Il est précisé que les charges doivent avoir deux systèmes de mise à feu (électrique et par primacord) et que ces deux systèmes doivent être installés à deux endroits séparés de sorte qu’un éclat d’obus, par exemple, ne puisse pas les mettre hors d’état en même temps.

 

Le 23 décembre, l’ennemi coupe les routes entre Marche et Rochefort mais n’essaie pas de traverser la Lesse. Le 51ème bataillon de génie a fait sauter le pont de Rochefort la veille permettant aux Américains de se maintenir dans la ville.

La compagnie B se dirigeait vers l’est en direction de Havrenne via des routes secondaires lorsque, vers 9h00, au détour d’un virage, elle entre en contact avec un groupe de reconnaissance allemand équipé de sherman capturés, les échaufourées laisseront un blessé et un mort dans les rangs du 300th. Une autre force (ou la même?) est repérée à Humain montrant que les allemands sont maintenant infiltrés entre Rochefort et Ciney. Le 4th Cavalry Group reçoit pour mission de renforcer les lignes du 300th.

 

Le 24 décembre, les américains ont quitté Rochefort et l’ennemi est à Celles. A midi, l’ennemi essaie de franchir la Lesse à plusieurs endroits.

L’ordre a été donné de faire sauter tous les ponts sauf celui de la N47 et de garder un contact étroit avec les Britanniques à Dinant pour s’assurer que toutes les troupes de reconnaissance qui se trouvaient au nord de la Lesse ont eu le temps de se replier. Dès que l’ennemi se fera pressant, il faudra faire sauter le pont. Ensuite, il faudra rejoindre Modave par la rive gauche de la Meuse via Dinant, si ce n’est pas possible, il faudra essayer via Givet.

A 16h00, l’avance ennemie force le 300th a faire sauter 16 ponts.

 

Durant janvier 1945, le bataillon travaille dans de nombreux villages de toute la région : Barvaux, Filot, Hamoir, Louveigné, Trooz, Aywaille, Xhoris, Remouchamps, Forges, Lorcé, La Gleize, Ligneuville, Burg-Reuland et Recht à la fin du mois.

 

L’Allemagne

 

Le 25 janvier, le 300th entre en Allemagne et traverse Aachen.

Aachen est une cité historique qui a vu la naissance et le courronement de Charlemagne. L’officier en charge de la ville en septembre 1944 a fait évacuer 160,000 civils et à offert la reddition de la cité aux troupes américaines le 13 septembre 1944. Hitler furieux fit arrêter l’officier et transféra plusieurs milliers d’hommes pour tenir la ville. Les combats furent intenses pour prendre chaque maison, chaque pièce. L’artillerie US tira 5,000 obus par jour complétés par des bombardements aériens.

Le prix de la prise de cette ville fut élevé : 2,000 GI’s tués pour 5,000 côté allemand sans compter les 5,600 prisonniers. Une reddition inconditionnelle fut signée le 21 octobre 1944 faisant d’Aachen la première ville allemande conquise par les alliés.

 

Durant le mois de mars, le 300th reçu comme mission d’établir des ponts sur le Rhin. La prise du pont de Remagen intact changea la donne et le 300th fut affecté à d’autres tâches plus loin en Allemagne.

 

Le pont de Remagen fut bombardé à plusieurs reprises par l’aviation allemande. Le 291ème bataillon de génie livre ses efforts pour maintenir le pont fonctionnel malgré les dégats. Quatre soudeurs du 300th y sont affectés jusqu’à ce que, le 17 mars, soit 10 jours après le premier passage des soldats US, le pont s’effondre dans le Rhin tuant 28 soldats.

Les premiers éléments du bataillon sont arrivés à temps pour traverser le pont Ludendorf mais le reste arrive après l’effondrement et doit utiliser le pont treadway voisin terminé juste avant l’accident.

 

Du 22 mars au 18 avril, le 300th est réparti dans la Poche de la Ruhr où des milliers d’Allemands sont encerclés. Au total 317,000 seront fait prisonniers.

Là aussi, il s’agira de réparer les routes, déminer les accès aux ponts, retirer les obstructions placées par les troupes en retraite. Le 13 avril, l’unité est attachée à la 7ème Armored Division pour l’assister dans son avance. Plusieurs ponts seront encore construits.

 

Le 18 avril, le bataillon passe de la 1ère à la 3ème Armée et est attaché au 1159 Engineer Combat Group. Il assiste l’avance de la 14ème Armored Division et de la 99 Infantry Division notamment par la construction d’un pont treadway de 90m sur le fleuve Isar à Moosburg avec du matériel fourni par la 998ème Treadway bridge Company. Suite à cette prouesse, le Général Patton écrivit une lettre au commandant du bataillon pour lui exprimer sa satisfaction et gratitude aux hommes de la compagnie C dont l’esprit d’équipe a été remarquable.

Le bataillon a maintenu la route principale d’approvisionnement ouverte pour la 14 AD et la 91 ID, dégageant les épaves de chars, réparant les cratères et opérant des stations d’épuration d’eau.

Après avoir été brièvement retransféré au 1111 Engr Cbt Gr, le 300th passe au 1123 le 21 juillet.

 

L’unité continue ses travaux jusqu’au mois d’août 1945. Le dernier rassemblement du bataillon au complet à lieu à Aschaffenburg où ils construisent un parc pour les enfants sur les rives du fleuve Main.

 

Plusieurs hommes sont transférés du 300th au 51ème ECB pour suivre un entrainement complémentaire en vue d’envahir le Japon. La bombe atomique en décidera autrement pour le grand soulagement des GI’s concernés.

 

Le 300 ECB a été désactivé le 2 novembre 1945 à Camp Patrick Henry, Virginie.

 

Le 300th était une unité bien entrainée et préparée qui reçu 5 Battle Stars pour sa participation aux campagnes suivantes : Normandie, France du Nord, Ardennes, Rhineland et Europe Centrale.Elle reçu également les distinctions suivantes : American Campaign Medal, ETO Medal, Victory Medal, Occupation Medal mais aucune Unit Citation ne fut décernée.

Il y a plus de 140 récipiendaires de la Purple Heart. Six reçurent la Croix de Guerre française avec étoile de bronze.

 

Récit basé sur les sources suivantes :

- Livre de Randy Hanes ;

- Site internet : www.300thcombatengineersinwwii.com

- Wikipedia

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